{"id":1400,"date":"2017-03-15T11:42:41","date_gmt":"2017-03-15T10:42:41","guid":{"rendered":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/?p=1400"},"modified":"2017-03-31T10:05:04","modified_gmt":"2017-03-31T09:05:04","slug":"6eme-film-du-prix-jean-renoir-land-of-mine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/2017\/03\/15\/6eme-film-du-prix-jean-renoir-land-of-mine\/","title":{"rendered":"6\u00e8me film du Prix Jean Renoir : Land of mine"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Land of mine \/ Les oubli\u00e9s \/ Under sandet<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Les_oublies.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Les_oublies-221x300.jpg\" alt=\"les_oublies\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-1401\" height=\"300\" width=\"221\" srcset=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Les_oublies-221x300.jpg 221w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Les_oublies-768x1043.jpg 768w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Les_oublies-754x1024.jpg 754w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Les_oublies.jpg 795w\" sizes=\"(max-width: 221px) 100vw, 221px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Les mots du film :<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/mots_du_film.png\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/mots_du_film-1024x469.png\" alt=\"mots_du_film\" class=\"aligncenter wp-image-1402 size-large\" height=\"330\" width=\"720\" srcset=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/mots_du_film-1024x469.png 1024w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/mots_du_film-300x137.png 300w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/mots_du_film-768x352.png 768w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/mots_du_film.png 1148w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Extrait-du-journal-du-Sergent-Rasmussen-page-001-1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Extrait-du-journal-du-Sergent-Rasmussen-page-001-1-724x1024.jpg\" alt=\"extrait-du-journal-du-sergent-rasmussen-page-001\" class=\"aligncenter wp-image-1423 size-large\" height=\"1018\" width=\"720\" srcset=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Extrait-du-journal-du-Sergent-Rasmussen-page-001-1-724x1024.jpg 724w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Extrait-du-journal-du-Sergent-Rasmussen-page-001-1-212x300.jpg 212w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Extrait-du-journal-du-Sergent-Rasmussen-page-001-1-768x1086.jpg 768w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Extrait-du-journal-du-Sergent-Rasmussen-page-001-1.jpg 1240w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/Extrait-du-journal-du-Sergent-Rasmussen-2.pdf\">Extrait du journal de Rasmussen&#8230;<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><\/strong><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">D\u00e9sob\u00e9ir \u00e0 la r\u00e8gle, ou la foi dans l&rsquo;humain<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><strong><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">M\u00e9lanie M\u00e9min<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Les Oubli\u00e9s est un film dramatique de Martin Zandvliet qui pr\u00e9sente une r\u00e9alit\u00e9 historique tr\u00e8s dure : il se passe \u00e0 la fin de la Seconde Guerre mondiale au Danemark. Le r\u00e9alisateur nous conte l&rsquo;histoire de quatorze jeunes Allemands aux personnalit\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes, envoy\u00e9s sur les plages de ce pays afin de les d\u00e9miner. C&rsquo;est une histoire \u00e0 la fois tragique et bouleversante : on accompagne ces ados, qui pour plupart meurent, un par un, dans d\u2019atroces souffrances, terrass\u00e9s par les fracas des mines. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Car, selon moi, ce film cherche avant tout \u00e0 marquer \u00e9motionnellement le spectateur\u00a0: on retient finalement de ce film tr\u00e8s dur, les sc\u00e8nes de complicit\u00e9, d&rsquo;amour fraternel, de solidarit\u00e9, la douleur de perdre un proche. La situation de l\u2019apr\u00e8s-guerre en elle-m\u00eame n&rsquo;est pas tellement repr\u00e9sent\u00e9e, en dehors de la premi\u00e8re sc\u00e8ne. On ne voit pas souvent l\u2019horreur et le sang que causent les mines, m\u00eame si la violence reste omnipr\u00e9sente. Le film est bien plus centr\u00e9 sur le renversement de la vision de Rasmussen, le sergent danois charg\u00e9 d\u2019encadrer les jeunes Allemands prisonniers. Et c&rsquo;est ce qui fait la beaut\u00e9 du film.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Un des choix cin\u00e9matographiques tr\u00e8s remarquable de ce film, c&rsquo;est l&rsquo;opposition tr\u00e8s nette entre les effets de groupe (nombreux plans film\u00e9s avec \u00ab\u00a0isoc\u00e9phalie\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire les t\u00eates \u00e0 la m\u00eame hauteur, de fa\u00e7on \u00e0 cr\u00e9er une uniformit\u00e9 entre eux) et la solitude dans laquelle sont plong\u00e9s certains personnages, comme par exemple Helmut ou encore S\u00e9bastian, deux des jeunes prisonniers\u00a0; mais c\u2019est le cas aussi du sergent Rasmussen, avec lequel S\u00e9bastian arrivera \u00e0 construire un lien. De nombreuses images montrent la solidarit\u00e9, l&rsquo;entraide entre les personnages (l&rsquo;entraide face \u00e0 la nourriture, aux blessures\u00a0; les moments de confessions sur leurs vie future, leur projet\u2026) mais aussi la d\u00e9tresse qui les laisse seuls face \u00e0 eux-m\u00eames. Finalement, les personnages ont su d\u00e9velopper une sorte de fraternit\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;on imaginerait le sergent Rasmussen en p\u00e8re du groupe, et S\u00e9bastian comme l\u2019a\u00een\u00e9 de la fratrie, se sacrifiant pour les autres (comme par exemple lorsqu&rsquo;il sert \u00e0 manger \u00e0 tout le monde en finissant par lui et qu&rsquo;il ne lui reste que tr\u00e8s peu). <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">La nourriture est d&rsquo;ailleurs un enjeu tr\u00e8s important dans ce film, vu les p\u00e9nuries alimentaires que subit le pays\u00a0: les jumeaux prennent le pain d\u2019Elisabeth, la fillette qui vit dans la ferme voisine du camp des prisonniers\u00a0; Helmut, affam\u00e9, cherche de la nourriture et prend les seules graines qu&rsquo;il trouve, et qui au final sont de la mort-aux-rats\u00a0; ou encore Rasmussen se d\u00e9cide \u00e0 \u00ab\u00a0voler\u00a0\u00bb \u00e0 la base militaire des Alli\u00e9s la nourriture pour les ados. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Durant tout le film, la musique accompagne les \u00e9motions du spectateur. Les explosions des mines viennent fracasser le monde\u00a0; parfois, le bruit s&rsquo;efface de la bande-son et un grand silence s&rsquo;installe en nous. Il n&rsquo;y a pas que la bande sonore qui op\u00e8re de cette mani\u00e8re. Tout le film est secou\u00e9 par ces explosions. Les paysages qui sont trac\u00e9s tout en lignes horizontales sont perturb\u00e9s par le fracas des mines qui font voler le sable.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Pour finir j&rsquo;aimerais parler de deux sc\u00e8nes qui m&rsquo;ont particuli\u00e8rement marqu\u00e9e et fait monter les larmes aux yeux. Le sergent r\u00e9conforte le jumeau qui a perdu son fr\u00e8re pour l\u2019aider \u00e0 s\u2019endormir. Cette sc\u00e8ne m&rsquo;a \u00e9norm\u00e9ment \u00e9mue comme celle o\u00f9 S\u00e9bastien se confie au Sergent sur la dune. Ce sont deux moments-cl\u00e9s du revirement dans le comportement du sergent. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Ce film nous fait d\u00e9couvrir une histoire oubli\u00e9e, des faits r\u00e9els, une r\u00e9alit\u00e9 qui nous prend d&rsquo;assaut tout comme ces jeunes soldats sont pris d&rsquo;assaut par la peur de la mort. Gr\u00e2ce \u00e0 un jeu d&rsquo;acteur \u00e9mouvant, le film nous transporte dans un univers finalement pas si lointain que \u00e7a, o\u00f9 les horreurs de la guerre, malgr\u00e9 la paix, sont encore pr\u00e9sentes dans les c\u0153urs et les esprits des Danois mais aussi de tout les Europ\u00e9ens. Il rend hommage de la plus belle des fa\u00e7ons \u00e0 ces adolescents morts au d\u00e9but de la paix, mais aussi \u00e0 des hommes comme le sergent Rasmussen qui ont su ne pas toujours ob\u00e9ir. Son changement de vision \u00e0 la fin provoque tellement de joie, de fiert\u00e9 chez le spectateur\u00a0! C&rsquo;est pourquoi, pour moi, ce film et son r\u00e9alisateur m\u00e9ritent les plus grandes acclamations. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><span style=\"color: #339966;\"><strong><span face=\"Calibri\"><span size=\"3\">Les Oubli\u00e9s<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><strong><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Margot<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre mondiale, le Danemark ressemble toujours \u00e0 un immense champ de bataille. Sur les plages d\u00e9sertes, rien n&rsquo;a vraiment chang\u00e9. Ce sont maintenant des soldats allemands qui se retrouvent sous les ordres de militaires anglais et danois. Ces prisonniers allemands sont, pour certains, tr\u00e8s jeunes, seuls loin de leur famille, dans des conditions tr\u00e8s difficiles. Ils passent leur journ\u00e9e \u00e0 d\u00e9miner les plages danoises, remplies de bombes enfouies sous le sable par des allemands, en pr\u00e9vision d&rsquo;un \u00e9ventuel d\u00e9barquement.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Le film est centr\u00e9 sur quatorze adolescents, qui travaillent sous les ordres d&rsquo;un sous-officier danois, Rasmussen. Ce dernier ne s&rsquo;exprime qu&rsquo;en criant et \u00e9prouve une v\u00e9ritable haine pour les Allemands. On voit par exemple au d\u00e9but du film, qu&rsquo;il frappe un prisonnier allemand jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il s&rsquo;effondre au sol, parce que ce dernier avait un drapeau danois dans les mains. Cette sc\u00e8ne est la premi\u00e8re sc\u00e8ne du film. On est vraiment dans le point de vue du sous-officier danois\u00a0: il n&rsquo;y a pas encore d&rsquo;image et on entend seulement sa respiration. Ensuite appara\u00eet son visage, de profil et de tr\u00e8s pr\u00e8s\u00a0; puis on voit les prisonniers d\u00e9filer comme il les voit, lui, depuis sa voiture. Aux jeunes d\u00e9mineurs allemands plac\u00e9s sous ses ordres, il r\u00e9p\u00e8te \u00e0 plusieurs reprises qu&rsquo;il n&rsquo;a aucune piti\u00e9 pour eux et qu&rsquo;ils peuvent mourir sans que \u00e7a ne l&rsquo;affecte. Absolument aucun dialogue n\u2019est possible, m\u00eame minimal au d\u00e9but du film. Il ne sait que leur crier des ordres, les obligeant \u00e0 lui r\u00e9pondre en finissant leurs phrases par \u00ab\u00a0oui sergent\u00a0\u00bb. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">De leurs c\u00f4t\u00e9s les Allemands forment un petit groupe et ils se soutiennent entres eux. Chacun a ses projets d&rsquo;avenir, et tous ont h\u00e2te de retrouver leur famille. Ils parlent de ce qu&rsquo;ils feront une fois en Allemagne, des m\u00e9tiers qui les font r\u00eaver. Le personnage de Helmut se d\u00e9tache des autres, car il est un peu solitaire et il ne croit pas du tout en l&rsquo;avenir. Il r\u00e9p\u00e8te sans cesse \u00e0 ses compagnons qu&rsquo;ils ne rentreront pas et qu&rsquo;ils ne r\u00e9aliseront pas leurs projets respectifs. Il s&rsquo;oppose au personnage de Sebastian qui, lui, para\u00eet beaucoup plus sympathique. Autres personnages \u00e9galement attachants, les jumeaux, Werner et Ernst qui sont tout le temps ensemble et ne peuvent pas vivre l\u2019un sans l\u2019autre. Ils se soutiennent et s&rsquo;occupent l\u2019un de l&rsquo;autre. Lorsque Ernst est malade, ils vont tous les deux voir Rasmussen, et Werner demande si Ernst peut se reposer. Mais c\u2019est le personnage de Sebastian qui est certainement le personnage le plus important parmi les soldats prisonniers. Apr\u00e8s l&rsquo;incident au cours duquel Helmut a voulu s&rsquo;enfuir, une relation assez tendue s&rsquo;\u00e9tablit entre les deux personnages et c&rsquo;est Sebastian qui r\u00e9cup\u00e8re un peu le r\u00f4le de \u00ab\u00a0sup\u00e9rieur\u00a0\u00bb vis-\u00e0-vis de ses camarades. On voit que c&rsquo;est un personnage tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reux qui fait toujours passer les autres avant lui. Lorsque qu&rsquo;ils peuvent enfin manger quelque chose (et c&rsquo;est la seule fois dans le film), c&rsquo;est Sebastian qui \u00ab\u00a0pr\u00e9pare\u00a0\u00bb le repas pour ses camarades et c&rsquo;est \u00e9galement lui qui se sert en dernier, alors qu&rsquo;il ne reste presque rien. Il met aussi en place un syst\u00e8me pour optimiser la recherche des mines et \u00e9viter les accidents. Il tient t\u00eate au sergent jusqu&rsquo;\u00e0 ce que celui-ci accepte de les laisser utiliser sa m\u00e9thode\u00a0: on voit que Sebastian ne l&rsquo;a pas fait pour lui et pour son image mais pour aider tous ses camarades.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Le film ne se concentre pas que sur le monde de l\u2019arm\u00e9e. Les jeunes allemands dorment dans une vieille b\u00e2tisse, situ\u00e9e pr\u00e8s d&rsquo;une ferme o\u00f9 vivent une m\u00e8re et sa fille, tr\u00e8s jeune, Elisabeth. La fillette est tr\u00e8s insouciante et ne conna\u00eet pas la haine comme les adultes. On la voit toujours jouer avec sa poup\u00e9e dans la cour de la ferme. Et si elle se fait voler par l\u2019un des jumeaux un morceau de pain qu\u2019il partage avec son fr\u00e8re, on retient surtout le dialogue entre les deux personnages et le geste de Werner pour aider la petite fille \u00e0 soigner sa poup\u00e9e. Plus tard, d\u2019ailleurs, dans le film, la m\u00e8re affol\u00e9e de trouver Elizabeth en train de jouer sur la plage au milieu d\u2019un champ de mines, fait appel aux gar\u00e7ons et c&rsquo;est Ernst qui la sauve. Comme son fr\u00e8re, il parle avec elle et soigne encore une fois sa poup\u00e9e. On retrouve ici une sc\u00e8ne typique du film\u00a0: deux personnages film\u00e9s de profil, et de pr\u00e8s. Sont en effet fr\u00e9quentes les situations avec deux personnages qui s\u2019entraident, lorsque les bombes explosent par exemple. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Le film est donc construit sur les relations entre les personnages. Au d\u00e9but du film, le sergent \u00e0 une position tr\u00e8s autoritaire par rapport aux jeunes soldats. De nombreux plans le filment face au groupe align\u00e9. Mais il va petit \u00e0 petit s\u2019attacher \u00e0 ces adolescents. Il ne montre pas ses sentiments, mais on comprend son \u00e9volution par exemple dans la sc\u00e8ne o\u00f9 il leur apporte \u00e0 manger alors qu\u2019il n\u2019en a pas le droit. Une fois qu\u2019ils ont mang\u00e9, il crie pour leur demander de se pr\u00e9parer. Plus tard dans le film, le sergent parle avec Sebastian sur la plage. Cette fois, les personnages sont c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, et film\u00e9s de face. Pour la premi\u00e8re fois, Carl parle avec un des prisonniers sans crier, et pas pour donner des ordres. Il y a ensuite cette s\u00e9quence o\u00f9 tous les prisonniers s\u2019amusent et se d\u00e9tendent sur la plage avec leur ge\u00f4lier. On les voit revenir apr\u00e8s la partie de foot, tous en ligne, avec le sergent au milieu, au m\u00eame niveau. La mort de son chien marque un retour en arri\u00e8re\u00a0: Rasmussen se referme et recommence \u00e0 crier. Il oblige ses soldats \u00e0 quadriller la zone d\u00e9min\u00e9e pour v\u00e9rifier s\u2019il ne reste aucune bombe. Encore une fois on voit tous les soldats indiff\u00e9renci\u00e9s en ligne, menac\u00e9s par la mort imminente. Dans ce film, les plans en ligne accompagnent les plans en duo. On voit par exemple tous les soldats align\u00e9s sur la plage lorsqu\u2019ils d\u00e9minent, et tous les plans de la plage danoise, avec la ligne d\u2019horizon en arri\u00e8re-plan.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Ce film de fiction, aborde un v\u00e9ritable sujet historique tr\u00e8s peu connu dans l\u2019histoire de la Seconde guerre mondiale. Le film pr\u00e9sente une situation d\u2019apr\u00e8s-guerre difficile dans un pays d\u00e9truit o\u00f9 manquent les vivres. Le film d\u00e9peint \u00e9galement une situation de haine entre deux populations qui se sont fait la guerre pendant pr\u00e8s de six ans. L\u2019attachement de Carl pour les gar\u00e7ons qu\u2019il encadre traduit l\u2019innocence de ces derniers, qui se sont retrouv\u00e9s l\u00e0 par obligation et non par conviction. Et ce que l\u2019on retient du sergent Carl Rasmussen, c\u2019est la mani\u00e8re dont il va tenir la promesse faite \u00e0 ces gar\u00e7ons auxquels il s\u2019est en d\u00e9finitive attach\u00e9, homme juste qui \u00e9prouve de l&#8217;empathie pour leurs souffrances. <\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\"><span style=\"color: #800000;\"><strong>Les Oubli\u00e9s<\/strong><\/span><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><strong><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Romane Gary<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">1945. Les Oubli\u00e9s est un film qui se situe \u00e0 la fin de la Seconde guerre mondiale et qui retrace l&rsquo;histoire de ces soldats allemands prisonniers affect\u00e9s au d\u00e9minage des c\u00f4tes de l\u2019Europe, ici le Danemark. Le film se concentre sur un groupe de quatorze jeunes hommes et adolescents qui doivent apprendre \u00e0 d\u00e9samorcer les bombes pos\u00e9es par les troupes de leur pays. Un sergent danois, qui appara\u00eet au d\u00e9but violent et agressif, les prend en charge. Entre violence, rage et compassion, ce film fait na\u00eetre en nous de \u00e9motions fortes et nombreuses.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">D\u00e8s le commencement du film, on nous montre cette violence lors d&rsquo;une sc\u00e8ne particuli\u00e8rement brutale. Le sergent Rasmussen, depuis sa jeep, regarde les troupes des soldats allemands marcher \u00e9puis\u00e9s et d\u00e9moralis\u00e9s. L&rsquo;un des soldats tient entre ses mains un drapeau du Danemark. A ce moment, Rasmussen rentre dans une rage immense et frappe d\u2019une mani\u00e8re acharn\u00e9e le soldat impuissant. On sent que le d\u00e9cha\u00eenement du sergent est une sorte de vengeance li\u00e9e \u00e0 cette guerre qui vient de s\u2019achever. Cette sc\u00e8ne a marqu\u00e9 ma m\u00e9moire car on pouvait voir le visage du soldat inexpressif qui se laissait battre, regard vide et qui paraissait mort. Tout au long du film, on assiste au d\u00e9chainement de la violence et des humiliations sur les prisonniers allemands \u2013 plus particuli\u00e8rement les 14 adolescents qui forment le groupe des d\u00e9mineurs de Rasmussen. On ressent vraiment la souffrance qu&rsquo;ils \u00e9prouvent et l&rsquo;angoisse pr\u00e9sente \u00e0 chaque sc\u00e8ne du film. Mais le r\u00e9alisateur Martin Zandvliet nous fait aussi ressentir la complicit\u00e9 qui se cr\u00e9e entre ces \u00ab fr\u00e8res de guerre \u00bb, dont le point commun est en fait cette \u00ab\u00a0paix\u00a0\u00bb qui d\u00e9truit leur vie en quelque sorte car tr\u00e8s peu vont survivre. Des liens de solidarit\u00e9 se cr\u00e9ent entre eux. Ils essaient de se rassurer en se disant qu&rsquo;ils vont ressortir vivant de cet enfer\u00a0: on les voit parler de ce qu&rsquo;ils souhaitent faire une fois rentr\u00e9s dans leurs pays, avoir une copine , ouvrir une entreprise de ma\u00e7onnerie\u2026 Et c\u2019est tr\u00e8s \u00e9mouvant.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Pour cr\u00e9er l\u2019\u00e9motion, la musique a un r\u00f4le tr\u00e8s important dans le film. Lors des sc\u00e8nes de tension, elle amplifie nos \u00e9motions et nous permet de rentrer dans le film comme si on y \u00e9tait r\u00e9ellement. Et lorsque la musique s&rsquo;absente, on peut \u00e9prouver une appr\u00e9hension encore plus grande, comme lorsque les soldats d\u00e9samorcent les bombes. Parfois aussi, le bruit s&rsquo;efface de la bande son et un grand silence s&rsquo;installe en nous. La fa\u00e7on dont sont film\u00e9es les sc\u00e8nes renforce notre angoisse : les plans rapproch\u00e9s sur les visages lorsque les jeunes d\u00e9mineurs doivent d\u00e9samorcer les bombes m&rsquo;ont fait fermer les yeux \u00e0 plusieurs reprises ; m\u00eame effet, avec les plans larges dans lequel on les voit s\u2019\u00e9loigner lorsqu\u2019ils doivent marcher bras dessus bras dessous sur toute la plage. Il y a une grande qualit\u00e9 dans les plans de ce film, m\u00eame si ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re chose sur laquelle on se penche.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span face=\"Calibri\"><span size=\"2\">Chacun des personnages va \u00e9voluer tout au long du film, notamment le sergent Rasmussen qui va s&rsquo;adoucir peu \u00e0 peu, se rendant compte que ces jeunes soldats allemands qu&rsquo;il martyrise ne sont en r\u00e9alit\u00e9 que des adolescents comme tous les autres. Une des sc\u00e8nes qui m&rsquo;a le plus touch\u00e9e est celle o\u00f9 le sergent et Sebastian sont assis sur une dune de la plage et vont commencer \u00e0 se conna\u00eetre. Un grand silence est pr\u00e9sent au d\u00e9but mais au fur et \u00e0 mesure la tension pr\u00e9sente entre ces deux personnages va se briser et laisser place \u00e0 une sorte d&rsquo;amiti\u00e9. Cette sc\u00e8ne m&rsquo;a vraiment \u00e9mue car elle nous montre le sergent sous une autre facette.<\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: large; color: #3366ff;\" size=\"4\"><b>En sortant du cin\u00e9&#8230;<\/b><\/span><\/p>\n<p>M=Mathilde<\/p>\n<p>L=Lucie<\/p>\n<p>S=Sol\u00e8ne<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><i>Trois jeunes filles sortent du cin\u00e9ma, apr\u00e8s avoir vu le film \u00ab\u00a0Les Oubli\u00e9s\u00a0\u00bb.Elles \u00e9changent leurs premi\u00e8res impressions.<\/i><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: Quelle sc\u00e8ne vous a le plus choqu\u00e9es ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u00a0: Pour moi, c&rsquo;est la sc\u00e8ne o\u00f9 ils sont en ligne, coude \u00e0 coude, pour tester la s\u00e9curit\u00e9 de la plage.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: Moi aussi, cette sc\u00e8ne m&rsquo;a beaucoup marqu\u00e9e car cela m&rsquo;a paru tr\u00e8s pesant et stressant.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: Je me rappelle qu&rsquo;ils \u00e9taient dix et j&rsquo;ai pu lire sur leur visage la peur de mourir \u00e0 chaque instant.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: Je me souviens qu&rsquo;au d\u00e9but de cette sc\u00e8ne, c&rsquo;est un lent travelling\u00a0: on voit les jeunes soldats allemands de dos, un par un et de tr\u00e8s pr\u00e8s\u00a0!<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u00a0: Moi j&rsquo;avais la boule au ventre, j&rsquo;avais peur pour eux en les voyant s&rsquo;\u00e9loigner et quadriller la plage.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: Moi aussi\u00a0! La sc\u00e8ne m&rsquo;a paru tr\u00e8s longue alors qu&rsquo;elle dure moins de deux minutes. J&rsquo;ai compt\u00e9\u00a0: 9 plans\u00a0!<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u00a0: Je m&rsquo;en souviens, c&rsquo;est une alternance entre des plans sur les prisonniers sur la plage et des plans sur le sergent et la femme qui habite pr\u00e8s de la plage. Les soldats sont montr\u00e9s toujours de plus en plus loin&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: Et on ne les voit jamais de face, toujours de dos ou de profil, pouss\u00e9s par deux soldats danois. On voit toujours l&rsquo;horizon mais la mani\u00e8re de filmer montrait bien qu&rsquo;il n&rsquo;y en avait pas pour eux&#8230;<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: Oui\u00a0! Bien qu&rsquo;ils soient dans un grand espace, j&rsquo;ai eu une sensation d&rsquo;enfermement. Le cadrage enferment les prisonniers.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: Cette sensation est s\u00fbrement due au fait que les soldats Danois les forcent \u00e0 avancer avec des armes.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u00a0: J&rsquo;ai aussi remarqu\u00e9 que plus les jeunes soldats allemands s\u2019avan\u00e7aient sur la plage, plus le sergent s&rsquo;\u00e9loignait.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: Je pense qu&rsquo;il avait besoin de prendre du recul sur une dune en hauteur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: De l\u00e0, il avait une vue d&rsquo;ensemble sur la plage et la mer. Ce qui lui permettait de voir les soldats progresser.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u00a0: Selon moi, l&rsquo;\u00e9loignement physique qu&rsquo;il met entre lui et les soldats repr\u00e9sente la distance qu&rsquo;il veut mettre avec eux.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: Justement il est sergent et eux prisonniers. Ils ne sont pas de la m\u00eame patrie et de plus, ils \u00e9taient en guerre. Il est donc normal qu&rsquo;il veuille prendre de la distance.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: C&rsquo;est compr\u00e9hensible mais ce sont des enfants qui n&rsquo;ont pas voulu cette guerre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: En fait, je pense que le sergent prend du recul pour ne pas s&rsquo;attacher \u00e0 ces enfants puisqu&rsquo;il sait qu&rsquo;ils vont mourir. Mais malgr\u00e9 \u00e7a, des liens se cr\u00e9ent.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u00a0: Oui\u00a0! Lorsque la cam\u00e9ra fait un gros plan du sergent, je n&rsquo;arrivais pas \u00e0 d\u00e9crypter les \u00e9motions sur son visage car son visage \u00e9tait ferm\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: Mais pourtant dans ses yeux, je pouvais voir de la col\u00e8re, de la douleur et de la tristesse\u00a0!<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00a0: C&rsquo;est normal, il \u00e9tait tr\u00e8s proche d&rsquo;eux\u00a0! Moi aussi, \u00e7a me ferait de la peine.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u00a0: Et \u00e0 la fin cette sc\u00e8ne, on ne sait pas ce qui ce passe puisqu&rsquo;il y a une ellipse.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">S\u00a0: On ne voit plus rien, c&rsquo;est brutal et je me demandais si les soldats \u00e9taient tous morts.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><i>Apr\u00e8s cet \u00e9change, les trois filles se s\u00e9parent.<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Land of mine \/ Les oubli\u00e9s \/ Under sandet Les mots du film : Extrait du journal de Rasmussen&#8230; D\u00e9sob\u00e9ir \u00e0 la r\u00e8gle, ou la foi dans l&rsquo;humain M\u00e9lanie M\u00e9min Les Oubli\u00e9s est un film dramatique de Martin Zandvliet qui pr\u00e9sente une r\u00e9alit\u00e9 historique tr\u00e8s dure : il se passe \u00e0 la fin de la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0},"categories":[9,14],"tags":[],"blocksy_meta":{"styles_descriptor":{"styles":{"desktop":"","tablet":"","mobile":""},"google_fonts":[],"version":6}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1400"}],"collection":[{"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1400"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1400\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1437,"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1400\/revisions\/1437"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1400"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1400"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1400"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}