{"id":1912,"date":"2017-11-30T08:37:11","date_gmt":"2017-11-30T07:37:11","guid":{"rendered":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/?p=1912"},"modified":"2018-01-27T15:17:55","modified_gmt":"2018-01-27T14:17:55","slug":"rosas-danst-rosas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/index.php\/2017\/11\/30\/rosas-danst-rosas\/","title":{"rendered":"Rosas danst rosas"},"content":{"rendered":"<p>Les \u00e9l\u00e8ves de l&rsquo;option th\u00e9\u00e2tre ont assist\u00e9 \u00e0 la repr\u00e9sentation de <a href=\"http:\/\/www.sn-albi.fr\/spectacle.php?id_spectacle=544\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rosas danst rosas <\/a>au grand th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;Albi le 12 octobre 2017.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas2.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas2.jpg\" alt=\"rosas2\" class=\"aligncenter wp-image-1914 size-full\" height=\"438\" width=\"636\" srcset=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas2.jpg 636w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas2-300x207.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 636px) 100vw, 636px\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><strong><span color=\"#cc0000\" style=\"color: #ff0000;\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"4\">Rosas danst Rosas<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"><strong>Thibault<\/strong><br \/>\n<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> La pi\u00e8ce Rosas danst Rosas a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1984 par la chor\u00e9graphe Anne Teresa De Keermaeker. Elle est interpr\u00e9t\u00e9e par quatre danseuses de la compagnie \u00ab&nbsp;Rosas&nbsp;\u00bb. L&rsquo;effet de r\u00e9flexion des \u00a0\u00bbRosas\u00a0\u00bb dans le titre souligne la sym\u00e9trie et la g\u00e9om\u00e9trie, deux notions tr\u00e8s importantes dans les pi\u00e8ces de De Keersmaeker ; mais aussi une sorte continuit\u00e9, de boucle qui se r\u00e9p\u00e8te. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> En effet, la pi\u00e8ce est structur\u00e9e en cinq parties que l&rsquo;on pourrait assimiler \u00e0 des moments de la journ\u00e9e. Leur intensit\u00e9 est crescendo jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re partie qui est une courte coda tr\u00e8s simple en raison de la r\u00e9elle fatigue des danseuses. Elles sont toutes habill\u00e9es de la m\u00eame fa\u00e7on, tr\u00e8s simplement, avec une robe mi-courte grise. Cette unit\u00e9 accentue le c\u00f4t\u00e9 r\u00e9p\u00e9titif des gestes et sugg\u00e8re un travail de dactylo ou de travail en usine, mais en tout cas une activit\u00e9 \u00e0 la cha\u00eene, ce qui est tr\u00e8s int\u00e9ressant visuellement.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> Cela peut signifier la banalit\u00e9 et la routine un peu vaine du travail, puisque tous les jours, elles se r\u00e9veillent (1\u00e8re partie), prennent les transports en commun (sugg\u00e9r\u00e9s par les chaises dans la 2\u00e8me partie), puis s&rsquo;engagent dans un travail de plus en plus effr\u00e9n\u00e9 dans le rythme ( 3\u00e8me et 4\u00e8me partie). Enfin vient l&rsquo;\u00e9puisement total et le repos succinct en attendant le lendemain (5\u00e8me partie). D\u2019ailleurs, cette id\u00e9e peut m\u00eame s&rsquo;appliquer \u00e0 la vie des danseuses : apr\u00e8s avoir dans\u00e9 leur spectacle, elles vont le r\u00e9interpr\u00e9ter dans la prochaine ville&#8230; Elles dansent en boucle une boucle : cela peut-\u00eatre une autre interpr\u00e9tation du titre de ce spectacle !<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> Malgr\u00e9 l&rsquo;uniformit\u00e9 des costumes et l&rsquo;impersonnalit\u00e9 des taches d\u00e9finies au d\u00e9but, les danseuses finissent par casser le moule impos\u00e9 : elles expriment leurs f\u00e9minit\u00e9 avec la robe \u00e9chancr\u00e9e et les gestes allant du sein au cheveux ; mais \u00e9galement elles se d\u00e9marquent les unes des autres, partent en d\u00e9cal\u00e9, en canon&#8230; Elles d\u00e9voilent leurs personnalit\u00e9 malgr\u00e9 leurs tenues identiques et leur chor\u00e9graphie semblable.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> J&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9 cette pi\u00e8ce que j&rsquo;ai trouv\u00e9 tr\u00e8s intense dans le niveau exig\u00e9 en danse et int\u00e9ressante par rapport aux interpr\u00e9tations qu&rsquo;elle suscite sur que l&rsquo;on peut la soci\u00e9t\u00e9 notamment. Mais j&rsquo;ajouterais un b\u00e9mol : m\u00eame si la musique minimaliste et r\u00e9p\u00e9titive est symbolique et s&rsquo;accorde bien avec le caract\u00e8re de la pi\u00e8ce, je l&rsquo;ai trouv\u00e9e d\u00e9rangeante \u00e0 la longue&#8230;<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong><span color=\"#ff3333\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"4\"><span color=\"#000000\">Quand <\/span><span color=\"#000000\">Rosas<\/span><span color=\"#000000\"> danse la vie<\/span> <\/span><\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"CENTER\"><strong><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"2\"><span size=\"2\">Luna<\/span> <\/span><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"4\"> <span size=\"3\">Une salle plong\u00e9e dans le noir&nbsp;; une musique oppressante et r\u00e9p\u00e9titive&nbsp;; quatre danseuses qui se placent l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre sur sc\u00e8ne et soudain, quand elle devient insupportable pour le spectateur, une musique qui s&rsquo;arr\u00eate brutalement. Et c&rsquo;est dans le silence et la p\u00e9nombre que les quatre jeunes femmes commencent \u00e0 danser, le silence \u00e9tant rapidement combl\u00e9 par leurs respirations et leurs gestes. C&rsquo;est comme \u00e7a, quelque part entre la douceur et la brutalit\u00e9, dans un espace \u00e0 la fois aust\u00e8re et sensuel que le spectacle commence. Le d\u00e9cor est simple&nbsp;: une sc\u00e8ne pratiquement vide, avec une table et des chaises en fond de sc\u00e8ne, \u00e0 jardin, \u00e0 cot\u00e9 desquelles se trouvent quatre paires de chaussures. Sur le mur du fond est accroch\u00e9, tel un grand cadre, une b\u00e2che noire, stri\u00e9e. A cour et \u00e0 jardin, se trouvent deux miroirs. Mais un \u00e9l\u00e9ment tr\u00e8s important vient encadrer cette mise en sc\u00e8ne&nbsp;: les coulisses ont disparu et la structure m\u00e9tallique au dessus de la sc\u00e8ne est visible, ce qui est totalement inhabituel dans les spectacles. On peut y voir une volont\u00e9 de montrer les coulisses du spectacle (l&rsquo;installation des chaises et l\u2019enfilage des chaussures se font d&rsquo;ailleurs sur sc\u00e8ne) et ainsi ne rien cacher au spectateur. <\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas1-1024x684.jpg\" alt=\"rosas1\" class=\"aligncenter wp-image-1913 size-large\" height=\"481\" width=\"720\" srcset=\"https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas1-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas1-300x201.jpg 300w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas1-768x513.jpg 768w, https:\/\/pbellevue.libreedu.ovh\/productions\/wpcdi\/wp-content\/uploads\/rosas1.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><\/a><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"><em> Rosas Danst Rosas<\/em> (pr\u00e9sent\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur sc\u00e8ne en 1983) est un spectacle important dans la carri\u00e8re de Anne Teresa de Keersmaker, grande danseuse et chor\u00e9graphe belge de renomm\u00e9e mondiale, qui est notamment la chor\u00e9graphe de <em>False<\/em>, ainsi que dans l\u2019histoire de sa compagnie, \u00ab&nbsp;Rosas&nbsp;\u00bb, cr\u00e9\u00e9e la m\u00eame ann\u00e9e. Le spectacle repr\u00e9senterait la compagnie qui se danse elle-m\u00eame, traduction plut\u00f4t coh\u00e9rente, \u00e9tant donn\u00e9 que ce spectacle est organis\u00e9 en quatre parties, chacune repr\u00e9sentant un moment de la journ\u00e9e. Les danseuses tentent donc, \u00e0 travers une chor\u00e9graphie, de repr\u00e9senter, de mani\u00e8re plus ou moins concr\u00e8te, les diff\u00e9rentes \u00e9tapes d&rsquo;une journ\u00e9e habituelle. La premi\u00e8re partie, sans musique, est assez lente et les danseuses dansent principalement au sol. Elle correspondrait, d&rsquo;apr\u00e8s les notes de De Keersmaker, \u00e0 la nuit, au sommeil. Dans les parties suivantes (le matin, l&rsquo;apr\u00e8s midi et le soir), on retrouve l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9p\u00e9tition de gestes habituels : s&rsquo;asseoir, regarder derri\u00e8re soi, mettre ses chaussures, remonter son tee-shirt, courir, s&rsquo;allonger \u2026 <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> Un \u00e9l\u00e9ment vient s\u2019ajouter aux \u00ab&nbsp;habitudes&nbsp;\u00bb, \u00e0 la routine, c&rsquo;est l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;universalit\u00e9. En effet les jeunes femmes portent toutes le m\u00eame costume, (le m\u00eame \u00ab&nbsp;uniforme&nbsp;\u00bb): un tee-shirt \u00e0 manches longues bleu\/gris en coton, tr\u00e8s simple, et une jupe grise fluide, elle aussi simple, sur un legging noir&nbsp;; les chaussures sont des mocassins en cuir. Sans coiffure ni maquillage extravagant, habill\u00e9es telles des ouvri\u00e8res des ann\u00e9es 50, les danseuses semblent ici repr\u00e9senter \u00ab&nbsp;Madame tout le monde&nbsp;\u00bb (et plus particuli\u00e8rement les \u00ab&nbsp;petites gens&nbsp;\u00bb). La musique et les gestes r\u00e9p\u00e9titifs et m\u00e9caniques accentuent cette impression d&rsquo;ouvrier en train de travailler \u00e0 la cha\u00eene, tout comme l\u2019organisation de la chor\u00e9graphie et des d\u00e9placements tr\u00e8s math\u00e9matiques et pr\u00e9cis, suivant des trac\u00e9s g\u00e9om\u00e9triques bien d\u00e9termin\u00e9s. La musique est ici, comme souvent dans les spectacles de De Keersmaker, un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9, voire la base de toute la chor\u00e9graphie et du propos du spectacle. Les lumi\u00e8res, bien qu&rsquo;ayant un r\u00f4le bien d\u00e9termin\u00e9 dans les diff\u00e9rentes tableaux (certaines fois elles \u00e9clairent tout le plateau, d&rsquo;autres fois elles \u00e9clairent seulement les quatre danseuses&#8230;), semblent moins essentielles quant au propos du spectacle. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> Malgr\u00e9 ce cot\u00e9 \u00ab&nbsp;m\u00e9canique&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;robotis\u00e9&nbsp;\u00bb de la danse, on re\u00e7oit tr\u00e8s fortement, lors du spectacle, l&rsquo;\u00e9nergie, la force et la sensibilit\u00e9 des quatre danseuses&nbsp;: Soa Ratsifandrihana, Laura Maria Poletti, Yuika Hashimoto et Laura Bachman&nbsp;; ainsi que leur plaisir de danser. Cette humanit\u00e9 est surtout frappante dans la premi\u00e8re partie, avec le bruit des respirations et la tendresse des mouvements. Mais elle l&rsquo;est aussi vers la fin du spectacle, quand les danseuses, apr\u00e8s 1h45 de spectacle sont tellement \u00e9puis\u00e9es qu&rsquo;elles ne peuvent plus le cacher. En effet, la longueur et l&rsquo;intensit\u00e9 physique de la mise en sc\u00e8ne (les danseuses restent tout le temps sur sc\u00e8ne et ne s&rsquo;arr\u00eatent presque jamais de danser) poussent les jeunes femmes vraiment \u00e0 bout. Et cet \u00e9tat est int\u00e9ressant parce qu&rsquo;il permet au spectateur non seulement de ressentir de la compassion pour les quatre artistes mais aussi de sentir qu&rsquo;elles ne sont pas des robots, qu&rsquo;elles ont chacune des forces, des faiblesses et des limites qui les rendent humaines et uniques. M\u00eame les mouvements r\u00e9p\u00e9titifs et les costumes identiques ne r\u00e9sistent pas \u00e0 la singularit\u00e9 de chacune. D&rsquo;ailleurs, le spectateur va, lui aussi exp\u00e9rimenter ce sentiment d&rsquo;aller \u00ab&nbsp;jusqu&rsquo;au bout&nbsp;\u00bb \u00e0 travers la musique qui par moment, par sa r\u00e9p\u00e9tition et son volume, devient vraiment d\u00e9sagr\u00e9able et est \u00e0 la limite du supportable. L&rsquo;\u00e9puisement est donc v\u00e9cu sur sc\u00e8ne mais aussi dans la salle. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span color=\"#000000\"><span face=\"Calibri, sans-serif\"><span size=\"3\"> Finalement, dans ce magnifique et talentueux spectacle o\u00f9 ce qui retient le plus notre attention c&rsquo;est la qualit\u00e9 et le niveau de danse, Anne Teresa De Keersmaker r\u00e9ussit \u00e0 allier les contraires pour former un parfait \u00e9quilibre. La sensibilit\u00e9 et la f\u00e9minit\u00e9 des danseuses se heurtent par exemple aux d\u00e9cors froids et aust\u00e8res et \u00e0 la musique m\u00e9tallique et d\u00e9sagr\u00e9able de Thierry De Mey et Peter Vermeersch&nbsp;; la chor\u00e9graphie et la musique ne font qu&rsquo;alterner entre rythme rapide et brutal et rythme lent et d\u00e9licat&#8230; Ces ruptures et la recherche de l&rsquo;\u00e9quilibre ne repr\u00e9senteraient-elles pas elles aussi notre quotidien \u00e0 tous&nbsp;? <\/span><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9l\u00e8ves de l&rsquo;option th\u00e9\u00e2tre ont assist\u00e9 \u00e0 la repr\u00e9sentation de Rosas danst rosas au grand th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;Albi le 12 octobre 2017. Rosas danst Rosas Thibault La pi\u00e8ce Rosas danst Rosas a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1984 par la chor\u00e9graphe Anne Teresa De Keermaeker. 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